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Joël Murgue : à l'ACSM, nous partageons tous les mêmes valeurs
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5 Septembre 2016 - Jean-Paul Gallot
Joël Murgue : à l'ACSM, nous partageons tous les mêmes valeurs

Joël Murgue : à l'ACSM, nous partageons tous les mêmes valeurs

 Joël Murgue est un homme discret. Il agit beaucoup plus qu'il ne parle. Mais pour une fois, pour le site du club, il a accepté de sortir de sa réserve. Guidé par des objectifs à long terme, dans sa vie comme dans son sport, il parle avec chaleur de ce qui le fait vibrer plus que tout, la course en haute montagne. Un feu dévorant qu'il partage avec d'autres trailers du club unis par l'amitié et un nécessaire sentiment d'humilité : pour Joël, les grandes ambitions ne justifient nullement de prendre " le melon ".

" Depuis tout gamin, je voulais être ingénieur Je me suis donné les moyens dans la vie d'être ingénieur. Au départ, je n'avais pas suivi un parcours scolaire pour ça. À un moment donné, j'ai arrêté de travailler pour retourner à l'école et préparer un diplôme d'ingénieur généraliste avec du management et de la technique. C'est la raison pour laquelle aujourd'hui je dirige une entreprise du groupe Vinci dans le domaine du génie électrique, activité bien prenante, surtout sur le plan mental.

C'est un véritable exutoire d'aller courir dans les bois

Pourquoi l'athlé ? C'est surtout le trail qui m'intéresse. Pour moi, c'est un véritable exutoire que d'aller courir dans les bois même si j'avais commencé en faisant de la route. C'est vraiment ce qui me fait vibrer dans la vie. C'est peut-être la première chose qui me fait vibrer, d'aller courir en haute montagne. Nous habitons une très très belle région, mais aller courir dans les Alpes ou les Pyrénées, qui sont des lieux magiques, ça vide énormément la tête. Je ne connais rien de mieux pour vider la tête. "

Joël, Monistrolien depuis 2005, est originaire de Beauzac où ses parents ont eu une vie associative plutôt intense. Ses pérégrinations professionnelles le conduisent successivement à Lyon (où il fait connaissance de son épouse), en Haute-Loire puis dans la Loire.

" J'ai toujours trottiné un peu, des petits footings les samedis matins ou dimanches matins, sans but précis.  Ça commençait un peu à me lasser jusqu'à ce que je rencontre Philippe Prost. C'est grâce à lui si j'en suis là aujourd'hui du point de vue de la course à pied. Il m'a proposé de le rejoindre dans son club, Athlé 43 à l'époque. Ce qui m'a plu d'emblée, c'est l'humilité et la modestie de Philippe, ce qui correspondait exactement  à ma philosophie de la course à pied.

Dans le club, nous partageons les mêmes valeurs

Un jour Christophe Margerit et Philippe m'ont parlé de monter un club. Ils m'ont suggéré d'y prendre des responsabilités.  Après réflexion, compte tenu de mes activités professionnelles assez prenantes, j'ai dit " banco". Ça me faisait plaisir parce qu'ils partagent les mêmes valeurs et donnent la même envie de faire de la course à pied et du sport en général. C'est vraiment leur état d'esprit qui m'a poussé à vivre cette aventure.

A mon poste de trésorier, je bénéficie de la grande expérience d'Andrée Margerit. Il y a un poste de trésorier et un de trésorier-adjoint. Disons que nous sommes deux trésoriers pour le poste de trésorier et que nous sommes parfaitement complémentaires. Andrée a un peu plus de disponibilités pour faire certaines choses. J'ai plus de facilités pour en faire d'autres. Ça se passe super bien.

Le moment du passage de la ligne d'arrivée, c'est simplement géant

Père de deux enfants, Thomas 21 ans et Flavie 14 ans, très occupé par une vie professionnelle chargée, Joël estime qu'il faudrait au moins quatre entraînements par semaine, dont deux le week-end, dans sa vie de trailer. La semaine, il court soit très tôt le matin avant sa journée, soit après, tard le soir. Interrompu six mois pour cause de blessure au genou, il fait tout son possible, avec les conseils de médecins du sport, pour reprendre.

" Ce qui m'intéresse et vraiment me fait vibrer dans la vie, c'est le trail et particulièrement les formats longs, les plus de 50 kilomètres. Cela va au delà du sport. C'est une connaissance de soi, au niveau sportif parce qu'il faut un minimum d'entraînement, au niveau alimentaire, au plan mental. C'est un gros travail mental de faire des courses de 24 heures par exemple, ou de partir à trois heures du matin en sachant qu'on va y passer la journée avec parfois des gros écarts de températures. Je trouve que c'est fabuleux. Le moment du passage de la ligne d'arrivée, pour moi c'est simplement géant. "

C'était fabuleux, on courait au milieu des bouquetins

Parmi les grands trails Joël a adoré la CCC  (Course de pleine nature empruntant en grande partie le sentier international de Grande Randonnée du Tour du Mont-Blanc 101 Km avec 6100 m de D+) un des grands parcours qu'il a adoré.

Il a aussi accompli Les Templiers, dans la région de Millau ( 100 Km 4500 m de D+)

et le Tour du Massif de la Vanoise :

" C'était fabuleux, on courait au milieu des bouquetins. Le départ a lieu au petit matin et voir le soleil se lever sur Les Aiguilles Rouges , c'est inoubliable. 

Il y a quelques années, je m'étais promis de courir un marathon l'année de mes 50 ans.

Christophe m'a préparé au Marathon d'Annecy que j'ai disputé l'année de mes 50 ans, en 2012. Ensuite, compte tenu de mon âge, je me suis dit que le bitume ça commençait à taper un peu les articulations. Alors j'ai découvert davantage le trail et je m'éclate beaucoup plus dans le trail. On va moins vite, mais surtout il y a les paysages, et ça me plaît énormément. "

 Ce qui m'importe le plus, c'est notre état d'esprit, l'humilité

Dans l'athlé, et plus particulièrement au comité de direction du club, c'est l'état d'esprit qui séduit avant tout Joël.

" On est là pour développer la compétition, mais pas de la compétition au delà de toute valeur morale. Avant tout, il faut avoir une solidarité, une complémentarité. Ce qui m'importe le plus, c'est notre état d'esprit. Il faut avoir la gagne, c'est un fait, mais il n'y a pas que ça. Ce que je retrouve dans le club de l'ACSM, c'est l'humilité des gens. J'essaie aussi de véhiculer cela. Il ne faut pas se prendre la tête. Parfois aujourd'hui, même dans les trails, qui sont pourtant des courses en montagne, certains on tendance à prendre un peu le melon.

Dans le groupe hors stade avec Philippe Prost, c'est vraiment sympa. Parfois on se fait des pots ensemble. On entretient un état d'esprit humble par rapport à une activité physique. On a chacun des objectifs parce que malgré tout ça reste un sport individuel. On essaie de courir ensemble et de se motiver mutuellement. Mais il faut surtout entretenir un état d'esprit d'humilité.

Continuer avec la même éthique et nous donner les moyens de nos ambitions

En matière d'athlétisme, j'ai beaucoup moins d'expérience que d'autres. Sur certains points j'en découvre à chaque réunion. Les catégories, les règlements, etc. C'est un domaine bien particulier que je ne connaissais absolument pas. Je suis bien content de participer depuis le départ à l'aventure ACSM parce qu'il existe un réel vrai projet pour l'ACSM. On est en phase de développement. Ne serait-ce que par les chiffres. Le budget grossit de 30% par an et ce n'est pas fini. Le prochain challenge, c'est avant tout d'avoir un vrai stade.  On y travaille dessus. Ça risque d'être un peu long. Un gros chantier nous attend. Ça nous dépasse en raison d'un aspect financier et politique qui concerne plusieurs communes. Mon prochain challenge c'est d'œuvrer pour que Monistrol dispose d'un stade pour tous les athlètes. C'est hyper important.

Il existe un véritable projet dans ce club

Ce qui me plaît aussi, on le voit notamment par le forum des associations, nous sommes en quelque sorte victimes de notre succès, c'est ce qui fait l'identité du club : privilégier la qualité à la quantité, avec tous nos entraîneurs, l'encadrement, des gens adorables. Ma fille, Flavie, va revenir à l'athlé. C'est grâce à des gens comme eux, qui donnent et sont hyper-agréables vis à vis des ados. L'avenir du club c'est de continuer ainsi. Je pense qu'il y a une éthique vraiment bien ancrée. On fonctionne tous dans le même sens.

La deuxième étape, c'est de se donner les moyens de nos ambitions. Les moyens de nos ambitions, même si l'on a énormément investi en matériel ces dernières années puisque que nous sommes un club jeune, les moyens de nos ambitions, c'est d'avoir un stade digne des performances de nos athlètes. 

On se questionne en permanence

Ce que j'aime au niveau du club, ce sont nos échanges, et le fait de sentir qu'on avance avec un réel projet en commun, que l'on va tous dans le même sens pour faire avancer le club et le développer. Ces dernières années ont vu l'arrivée de la marche nordique. D'autres activités suivront peut-être. Aujourd'hui, notre prochain objectif, c'est le stade. Nous sentons un véritable projet dans ce club. On se questionne en permanence pour savoir ce qu'on pourrait améliorer, l'agrément Jeunesse et sports par exemple. Il reste beaucoup de choses à faire. Et l'on sent que l'on marche tous dans le même sens.