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LA CHAUSSÉE DES GÉANTS
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8 Juin 2018 - Jean-Paul Gallot
LA CHAUSSÉE DES GÉANTS

Pour la Chaussée des Géants, c’est par où ? Contrairement à ce que beaucoup croient, point besoin de s’envoler vers l’Irlande et ses ballades si plaisantes soient-elles, juste besoin d’une petite balade de deux heures en voiture depuis Monistrol pour se rendre à Thueyts dans le département voisin de l’Ardèche.


Quatre trailers de l’ACSM ont posé leurs baskets parmi les traces géantes d’un volcan strombolien explosif. Leurs temps et classements aussi ont été explosifs :

 

51 Km

 

Christophe Roupie 8ème au scratch sur 200 en 6H04’32’’ et 4ème Master1 à 31 secondes du 1er Master1.

 

Nelly Zotos 1ère féminine, 32ème sur 200 au scratch en 6H51’42’’

Nathalie Roupie 3ème féminine 55ème sur 200 au scratch en 7H24’31’’

Philippe Zotos abandon pour cause de cheville récalcitrante.


Classement 51 Km  

 

10 Km

 

Anne-Carine GUILLAUD 102ème au scratch  sur 347 ( 5ème Master1 )

Classement 10 Km  


Pas effrayés par les tortures promises par la toponymie locale  ( Cascade de la gueule d’enfer, Pont du Diable, Échelle du roi, Échelle de la reine ) nos quatre hors stade que l’on voit rarement les uns sans les autres ont entamés avec enthousiasme un parcours chaotique de 51 Km (D+ 3028 mètres ) parmi les coulées basaltiques et les paysages fantastiques.


Le circuit  comptait essentiellement trois côtes.

‘’  Trois belles ‘’ confirme Nelly. Des côtes pour griller les coureurs bien à point voire plus. 

Largement de quoi lâcher le pas de course pour la marche.

‘’ La première, monte beaucoup au début, puis ça se calme un peu puis ça redémarre. Nathalie et moi, nous étions ensemble, on a pratiquement tout couru. Nous étions parties ensemble. Nous avions repéré le parcours pendant le week-end de Pentecôte. Nous avions prévu d’aller à la montagne, mais comme il y avait encore de la neige, on a décidé d’aller repérer notre course. Tous les quatre, avec Anne Carine Guillaud, nous avions fait une vingtaine de kilomètres tous les jours. Anne-Carine a couru le 10 Km faute de pouvoir s’entraîner suffisamment. Elle avait trouvé l’endroit tellement joli qu’elle s’est promis de courir au moins le 10 Km.


Dans la première montée on a couru ensemble


La première descente était très très glissante. C’était un petit chemin avec beaucoup de cailloux et des dalles volcaniques vers la fin. Comme il avait plu, c’était mouillé et glissant comme de la savonnette. Il y avait comme une sorte de vase dessus. Ça glissait beaucoup et Nathalie craint les descentes. Du coup je suis arrivée avant elle au 1er ravitaillement, celui de Mayres. Je me suis arrêtée pour aller aux toilettes et me ravitailler. Entre temps elle est arrivée et on a pu repartir ensemble. On a attaqué le col d’Abraham avec Philippe qui s’est rendu compte que sa cheville ne tiendrait pas. Il nous avait attendu au 1er ravitaillement.

 

La descente, c’est mon truc !

Mais comment Nelly s’y prend-elle pour descendre ‘’ à tombeau ouvert ‘’ comme disent les cyclistes ?

Je n’ai pas peur. J’ai l’impression de moins glisser du fait de réduire les contacts avec le sol. Quand on a peur, on se retient, et se retenir quand ça glisse, c’est encore pire. J’ai doublé deux gars que j’ai vus se casser la figure à côté de moi. Ils me demandaient comment je m’y prenais.

Je leur ai répondu : ‘’ N’y pensez pas. Allez le plus vite possible. Ne posez pas trop les pieds sur les cailloux. Restez le moins de temps possible sur les cailloux. ‘’

Mais ce n’est pas évident pour tout le monde. La descente, c’est mon truc !


1000 mètres de dénivelé en 4 km


Ensuite, nous montions le col d’Abraham avec tout en haut le rocher d’Abraham. À la 1ère côte on avait pris 1000 mètres de dénivelé sur 11 Km. Pour la 2ème, c’est à peu près pareil, mais en 4 Km seulement. Donc, là, ça monte beaucoup ( NDLR : Une élévation d’un Km en 4 Km, cela fait une pente de 25% soit un angle de 22,5° pour les férus de géométrie ). On a tout marché. D’ailleurs pratiquement personne ne courait. J’ai marché d’un bon pas et c’est là que j’ai lâché Nathalie parce que lorsqu’elle force, son estomac lui joue des tours. Elle a commencé à avoir envie de vomir. Philippe est resté avec elle. Tout au début de la côte, nous étions premières toutes les deux. Une fille du coin qui connaissait très bien les lieux où elle s’entraîne, nous a doublées. Elle se servait de bâtons. Elle marchait bien.  À ce moment-là, je me suis dit qu’il ne fallait pas trop la lâcher.

 

J’ai vu qu’elle marchait

 

Je me sentais bien. Nathalie m’a dit ‘’ Vas-y, je ne me sens pas bien. Je vais aller doucement pour ne pas tirer trop sur mon estomac.  ‘’

Donc j’ai essayé de suivre la fille et de ne pas trop la perdre de vue. Elle m’avait quand même distancée parce qu’avec les bâtons on va plus vite et plus régulièrement. À l’arrivée en haut, une grosse descente avec des pierriers. Je la connaissais puisque nous étions venus deux semaines avant. Dans les pierriers je n’ai pas peur, donc j’ai descendu assez vite.

Une fois en bas, on prenait une espèce de grand chemin forestier, un long faux-plat montant sur environ quatre kilomètres. J’ai couru tout le long. Au bout d’un moment je me suis aperçue que je me rapprochais de la concurrente avec les bâtons. J’ai vu qu’elle marchait. Avec ses bâtons, mais elle marchait. Je me suis dit qu’il ne fallait pas lâcher, continuer à courir, même pas vite, mais courir. Ensuite, c’est la descente sur Jaugeac, longue, avec pas mal de cailloux, des prés à brebis. C’étaient des dévers dans une prairie. Là aussi, je connaissais un peu. J’ai couru assez vte ce qui fait que je l’ai rattrapée.

Je me suis mise à ses côtés. J’ai commencé à discuter avec elle. Du coup, nous sommes allées jusqu’à Jaugeac ensemble. À Jaugeac se trouvait le ravitaillement avant la dernière grosse côte.

Elle ne s’est pas ravitaillée. Elle s’est mouillée un peu et elle est repartie.


Vas-y, envole-toi !

J’ai pris le temps de manger deux quarts d’orange, de me mouiller et je suis repartie derrière elle. Tout de suite en début de côte, comme elle a vu que j’étais encore là, derrière elle, elle s’est arrêtée et elle m’a dit :

‘’ Vas-y, envole-toi, moi j’en peux plus. ‘’

Je suis passée devant et j’ai bien bien relancé.

Dans une partie un peu en balcon et en faux-plat montant, j’ai trouvé un gars. Malgré la fatigue, ce gars m’a bien aidée. Il était derrière moi. J’avais un peu couru et, avec la fatigue, de temps en temps je marchais parce que ça montait quand même un peu. Il m’a dit :

‘’ Allez, je prends le relais. Suis-moi. Il m’a aidée en fait. ‘’

Il m’a dit :

‘’ Allez, on lâche pas, on relance. ‘’

 

C’est pas possible ! Pas là ! Pas là !

Il m’a fait relancer sur tout le faux-plat ce qui m’a permis de vraiment la distancer. Après elle ne m’a plus jamais rejointe. Arrivée en haut, Philippe m’attendait. Comme il s’était arrêté et qu’il avait rendu son dossard, il a un peu coupé et m’a attendue en haut de la dernière bosse qui était vraiment très dure. En plein soleil, on avait hyper chaud et ça montait vraiment beaucoup. Je savais qu’après ça descendait par un chemin forestier et qu’ensuite ça descendait un peu plus raide jusqu’au Pont du Diable. Après le Pont du Diable, un kilomètre d’escaliers jusqu’à Thueyts. Dans la descente, il s’est produit une chose qui n’arrive jamais, c’est ma première fois : J’ai commencé à prendre des crampes à l’intérieur des deux cuisses dans la dernière partie, juste avant le Pont du Diable. D’abord une cuisse. J’ai essayé de bien me détendre, avec les conseils de Philippe. Et…

Deuxième cuisse, pareil. Je me disais :

‘’ Non c’est pas possible ! Pas là ! Pas là ! ‘’

J’ai marché un peu. En me détendant les crampes sont passées. J’ai bien bu et j’ai pu finir. Une fois arrivée aux escaliers, les enfants m’attendaient. Ils m’ont fait finir le plus vite possible. C’était vraiment sympa.

J’ai eu peur. Je me suis dit que si j’avais des crampes et que je ne pouvais plus avancer, elle arriverait derrière et je perdrais le première place. Finalement, je la distance quand même de six minutes.

 

Une super ambiance, des organisateurs super gentils.

 

Le kiné de l’organisation est venu me récupérer en haut des marches du Pont du Diable et il a fini avec moi. Après, l’organisateur est venu me donner la main pour passer la ligne d’arrivée. Super gentil. Le speaker me connaissait parce que c’était le speaker de ‘’L’Echappée Belle ‘’ l’année dernière.  ( NDLR : sur cet ultra-trail de 144 km, Nelly s’était classée 69ème sur 246 au scratch, 2ème Master 1en 41H43’27’’ ).

Nathalie finit 3ème. J’étais contente. La pauvre, elle a vomi, elle est repartie. Elle a du courage, parce qu’il faut le faire. Je ne sais pas si je pourrais repartir dans ce cas-là. Elle me dit que ça la libère et qu’après elle se sent mieux.

 

Il y a de la mousse, des feuilles, des cailloux, des racines


Pendant la course, j’ai beaucoup, beaucoup, bu. J’ai rempli mes gourdes à chaque point d’eau ou ravitaillement. Malgré ça, j’ai pris des crampes.

Je l’explique un peu par la première descente tellement glissante. Elle faisait quand même un petit peu peur et je me suis peut-être un peu contractée, ce qui n’est pas mon habitude en descente. C’est vraiment la première fois que je prends des crampes en course. Il faisait très chaud et il y avait du vent. Avec ce vent et cette chaleur, peut-être que je n’avais pas assez bu.

 

De son côté Christophe 8ème en 6H04 réalise une très belle performance.

‘’ Super bien, juge Nelly. Il a fait une course extraordinaire. Je crois qu’il me met une demi-heure dans la première partie. Puis du col d’Abraham jusqu’à la fin, il ne me met plus que 13 minutes. Je suis allée plus vite sur la deuxième partie que sur la première et lui le contraire semble-t-il. En tout cas, il réalise un temps extra. 


Un chèque de 1100 euros

Nous sommes bien contents. C’est une course qu’il faut faire. Et surtout, un euro par dossard est reversé à l’association des enfants qui ont le cancer, ‘’ À chacun son Everest ‘’. 


Nous étions plus de mille. On leur a fait un chèque de 1100 euros. Et c’est très simple. Le parcours est vraiment très joli, bien varié. On ne s’ennuie pas du tout. Même dans certains chemins forestiers moins jolis, on voit un magnifique paysage à 360° sur la vallée. C’est très chouette. On passe à l’ombre des châtaigniers avec des petits sentiers en dévers. Dans les bois il y a de la mousse, des feuilles, des cailloux, des racines. Super varié et très joli. Ce parcours vaut vraiment le coup. Sur 51 kilomètres on a dû courir à peine 500 mètres de goudron. Tout le reste c’est du chemin. ‘’

 

Pendant que Philippe préservera sa cheville, Nathalie et Christophe Roupie iront avec Nelly sur le trail des Passerelles du Monteynard à Treffort – Isère – les 14 et 15 juillet ( 67,5 km, 3810 mètres de dénivelé +, 4200 m de D- ).


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